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Présentation générale

En 1994, l'Observatoire national de la vie étudiante initiait la première édition de sa grande enquête nationale « Conditions de vie des étudiants en France » (CdV). Consistant en la passation d’un questionnaire sur le thème auprès d'un échantillon représentatif des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en France, cette enquête se poursuit depuis lors à un rythme triennal. Elaborée par le Collège scientifique de l'OVE conformément à la méthodologie des enquêtes statistiques, sa qualité et sa permanence en font un outil de référence aussi bien en France qu’en Europe pour la connaissance des mondes étudiants dans notre pays.

En effet, depuis sa première édition, l’enquête Conditions de vie des étudiants en France intègre le programme européen Eurostudent de comparaison des données sur les conditions économiques et sociales de vie des étudiants. Ce programme rassemble aujourd’hui les contributions de quelques 30 pays.

 

Pourquoi un tel dispositif d’enquête ?

 Ce dispositif d’enquête s’est avéré nécessaire à la poursuite des missions de l’OVE pour plusieurs raisons :

  • Les styles/modes de vie des étudiants sont très différents les uns des autres, et le développement de l'enseignement supérieur tend à en accentuer la diversité et à creuser les écarts. Une enquête statistique par questionnaire, représentative de l'ensemble de la population étudiante, permet de faire l'inventaire de cette diversité et d'en donner une description complète.
  • Pour éclairer les relations entre styles/modes de vie et cursus, cette enquête doit combiner une observation relative à tous les aspects majeurs de la vie matérielle (ressources, logement, etc.), à la structuration de l’emploi du temps, à l’organisation et aux parcours d’études (type de baccalauréat obtenu, situation scolaire et sociale au cours de l’année précédant l’enquête, etc.).
  • Pour suivre l'évolution des conditions de vie et des parcours, cette enquête doit être renouvelée régulièrement.
  • Pour appréhender au mieux la spécificité des conditions de vie des étudiants en France, cette enquête doit s’inscrire dans une démarche comparative avec d’autres pays en Europe.

 

Quelle valorisation des résultats ?

L’un des rôles de l’OVE est d’informer sur les conditions de vie des étudiants en France dans l’objectif d’alimenter le débat public et d’aider à la décision publique.

Pour cela, l’OVE diffuse les résultats de l’enquête Conditions de vie des étudiants en France à partir du mois de novembre de l’année d’enquête jusqu’à l’enquête suivante au moyen des supports suivants :

- Le Repères : petit fascicule de 24 pages reprenant les chiffres clés de la dernière enquête ;

- Des fiches thématiques (logement, santé…) ;

- Des brochures de comparaison des conditions de vie des étudiants d’une filière par rapport à l’ensemble des filières ;

- Des OVE infos : un document synthétique de 4 à 8 pages dédié à l’analyse d’une problématique ;

- Un ouvrage du groupe d’exploitation de l’enquête composé de chercheurs en sciences sociales travaillant sur le sujet, publié à la Documentation française ;

- Le rapport Eurostudent auquel participe l’enquête ;

- La mise à disposition des données anonymisées au centre Quételet.

A l’exception de l’ouvrage collectif proposé à la vente et de la mise à disposition des données au centre Quételet, la totalité des supports mentionnés ci-dessus sont accessibles sur le site de l’OVE en version numérique et selon un calendrier de publication défini par l’OVE.

Le Repères est envoyé à tous ceux qui ont directement participé à l’enquête : les établissements, les partenaires institutionnels et des organisations étudiantes d’une part, et bien sûr les étudiants qui ont répondu au questionnaire en ligne qui le souhaitent d’autre part.

L’OVE communique également ses résultats en intervenant dans des colloques scientifiques ou institutionnels en France et en Europe, en répondant à des sollicitations médiatiques ainsi qu’à des demandes institutionnelles d’acteurs publics locaux, nationaux et internationaux.

 

Comment se déroule l’enquête ?

Depuis 1994, l’enquête est réalisée tous les trois ans du mois de mars au mois de juin : période la plus favorable au déroulement d’une enquête auprès des étudiants.

Jusqu’en 2006, les étudiants tirés au sort devaient remplir un questionnaire au format papier. Depuis 2010, ils sont invités à répondre à un questionnaire en ligne : ce changement facilite considérablement le remplissage et a permis de réduire, en 2016, la période d’enquête auprès des étudiants de mars à fin mai.

Le questionnaire

Le questionnaire de l’enquête Conditions de vie des étudiants en France contient des questions communes avec le questionnaire européen Eurostudent et des questions propres à l’enquête menée en France. Il  aborde les grands thèmes suivants :

  • Le parcours d’études jusqu’au moment de l’enquête ;
  • Les conditions d’études (sur le lieu d’études, conditions de déplacement…) ;
  • Les temps libres ;
  • Le travail rémunéré ;
  • Le logement ;
  • Les ressources et dépenses ;
  • La santé ;
  • L’alimentation ;
  • Les parents et les proches ;
  • Les caractéristiques sociodémographiques (origines sociale et géographique, sexe, âge).

La population étudiante de référence de l’enquête

Jusqu’en 2006, l’enquête concernait globalement les étudiants des universités, des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et les étudiants en sections de technicien supérieur (STS). Depuis 2010, elle s’est élargie à d’autres populations étudiantes. Elle concerne aujourd’hui les étudiants : 

· des universités ;

· des grandes écoles ;

· des écoles d’ingénieurs universitaires et non universitaires ;

· des écoles de commerce et de management ;

· des écoles d’architecture sous tutelle du ministère de la culture et de la communication ;

· des écoles d’art sous tutelle du ministère de la culture et de la communication ;

· des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ;

· des sections de technicien supérieur (STS).

L’échantillonnage

 En 2010, les étudiants tirés au sort pour participer à l’enquête représentaient entre 1/15ème et 1/5ème des étudiants inscrits, selon le type d’établissement. Depuis l’enquête Cdv 2013, l’échantillonnage de l’enquête a été affiné, conformément à la volonté du Conseil de l’OVE de produire des données pertinentes au niveau national et intéressantes au niveau territorial. L’échantillonnage est désormais réalisé par type d’établissement et par taille de filière universitaire (au lieu de la taille de l’université) tandis que les étudiants tirés au sort au sein de chaque filière sont plus nombreux. Actuellement, le taux d’échantillonnage de l’enquête correspond au tirage suivant :

  • 1/12ème des étudiants inscrits dans une école ou une filière universitaire de 6000 étudiants et plus ;
  • 1/10ème des étudiants inscrits dans une école ou une filière universitaire comprenant entre 3000 et 5999 étudiants ;
  • 1/6ème des étudiants inscrits dans une école ou une filière universitaire comprenant entre 1000 et 2999 étudiants ;
  • 1/3 des étudiants inscrits dans une école ou une filière universitaire comprenant entre 1 et 999 étudiants.

Le tirage au sort des élèves en STS et en CPGE est quant à lui spécifique. Dans la mesure où ces élèves sont scolarisés dans des lycées, ce sont des classes et non des élèves qui sont tirés au sort, soit :

  • 1/10ème des classes de STS et de CPGE ;

Cette évolution de l’échantillonnage a fait passer l’échantillon d’étudiants invités à répondre au questionnaire d’une taille d’environ 130 000 étudiants en 2010 à plus de 200 000 étudiants représentatifs de l’enseignement supérieur en France en 2013.

La pondération des données recueillies

Pour garantir une meilleure représentativité de l’échantillon et éliminer les biais associés à l’inégalité des taux de réponse, les données brutes obtenues lors de l’enquête sont pondérées à partir des informations centralisées par le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les inscriptions effectives dans les établissements.

 

La taille très importante de l’échantillon, la pondération opérée selon des variables majeures à partir des bases de données les plus fiables sur la population totale, la prise en compte, dans le contenu comme dans la forme du questionnaire, des préoccupations et attitudes de sous-populations étudiantes habituellement réticentes à l’égard des investigations académiques, permettent d’estimer raisonnablement que l’enquête de l’OVE atteint un haut degré de représentativité du champ étudié.