Etudes et recherches
Ouvrage

Migrations étudiantes sud-américaines

Carolina Pinto Baleisan, Cécile Van de Velde

Trajectoires sociales et bifurcations biographiques

Cet ouvrage est le fruit d’une recherche en sociologie menée par Carolina Pinto Baleisan, qui a reçu le 1er prix du concours de l’OVE en 2014 pour sa thèse.

Il se propose d’explorer le vécu d’étudiants d’origine chilienne ou colombienne au cours de leurs études à Paris, New York ou Boston. Bien que les trajectoires individuelles ne soient pas complètement libres, du fait de règles juridiques et institutionnelles précises pour ce qui concerne les migrations, l’analyse des biographies éclaire le réagencement des déterminismes sociaux par les individus.

Cette recherche va ainsi à l’encontre de certaines idées reçues sur les migrations étudiantes – comme la garantie pour les étudiants d’une réussite assurée à leur retour, l’assouplissement des conditions de séjour pour les migrants très qualifiés, l’existence d’une classe internationale sans ancrages locaux, ou encore l’expatriation forcée des chercheurs des pays du Sud. Ces états de fait, s’ils existent, doivent être nuancés – comme l’exposent les comptes rendus d’enquête de cet ouvrage.

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caractéristiques

Auteurs
  • Carolina Pinto Baleisan
Date de publication2014

Résumé

Les migrations étudiantes se situent au cœur des débats actuels sur l’immigration. Adoptant généralement un point de vue géopolitique, les études portant sur ce phénomène oublient souvent de s’intéresser à son objet principal : l’individu. Au-delà des chiffres, il existe le vécu, l’expérience individuelle de celles et ceux qui partent étudier dans un pays étranger.

Cet ouvrage se propose d’explorer le vécu d’étudiants d’origine chilienne ou colombienne au cours de leurs études à Paris, New York ou Boston. Bien que les trajectoires individuelles ne soient pas complètement libres, puisque la migration internationale est soumise à des règles juridiques et institutionnelles précises qui laissent une place réduite à l’improvisation, l’analyse des biographies éclaire le réagencement des déterminismes sociaux par les individus.

Cette recherche va ainsi à l’encontre de plusieurs idées reçues sur les migrations étudiantes : la garantie pour les étudiants d’une réussite assurée à leur retour, l’assouplissement des conditions de séjour pour les migrants très qualifiés, l’existence d’une classe internationale sans ancrages locaux, ou encore l’expatriation forcée des chercheurs des pays du Sud. Ces phénomènes apparaissent en effet clairement à nuancer grâce à la prise en compte, à travers cet ouvrage, de la subjectivité des individus d’une part, et des effets des investissements des pays émergents dans la société du savoir, d’autre part.

Sommaire

Préface de Cécile Van de Velde
Introduction

CHAPITRE 1
Les migrations étudiantes des pays émergents dans la mondialisation
De l’étudiant étranger à l’étudiant international
Migration ou mobilité d’étudiants ?
Partir étudier comme stratégie de mobilité sociale
Concurrence et attractivité des universités pour l’accueil des étudiants étrangers
Conclusion

CHAPITRE 2
Une migration étudiante « encapsulée »
Le cadre juridique et administratif des migrations étudiantes
Ville, université et financement
Sociabilité et logement
Conclusion

CHAPITRE 3
Pourquoi étudier à l’étranger ? Héritages et bifurcations dans le pays d’origine
Héritages familiaux : les parcours des parents et la mobilité sociale
Famille et école
La période universitaire
Une analyse typologique de la vie active
Conclusion

CHAPITRE 4
S’installer, partir, circuler : les décisions à la fin des études
Devenir adulte à l’étranger : les étudiants sans expérience professionnelle
Les engagements et la circulation internationale des chercheurs
Les hésitations des travailleurs du secteur public
Faire valoir son diplôme international pour travailler dans les entreprises
Un diplôme étranger pour ne plus travailler dans l’enseignement
Vers la rencontre d’un nouveau projet professionnel
Conclusion

CHAPITRE 5
Conjugalité, vie privée et altérité : se sentir périphérique
La vie intime et le poids de l’origine sociale
La formation de couples et la parentalité à l’étranger
L’expérience de l’altérité et de la discrimination
Conclusion

Conclusion générale
Références bibliographiques
Annexe méthodologique

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